L’ENFANT PAPILLON DE GABRIELLE MASSAT

« Maïa ralentit l’allure, frappée par les pensées qui pointaient à l’orée de sa conscience. Lui appartenaient-elles vraiment ? Depuis quand possédait-elle cette empathie ? Elle ne craignait pas ses idées marginales, lovées en elle comme une présence apaisante. Mais elle n’aurait jamais formulé un tel soutien aux Lazuli si elle n’avait pas rencontré Zéphyr et Nathanaël. A leur contact, elle changeait. Subtilement, sans s’en rendre compte, elle devenait quelqu’un d’autre ; et, lorsqu’elle se retournait, elle voyait sa mue loin derrière et ne parvenait pas à se rappeler quand elle l’avait abandonnée. »

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Auteur : Gabrielle Massat
Genre : Dystopie
Année d’édition : 2015
Edition : Hachette Romans
Langue : Français
Nombre de pages : 400 pages


Synopsis

MAÏA FREEMAN, 17 ANS.
GRADE : SOUS-LIEUTENANT.
STATUT : ETROITEMENT SURVEILLEE.
ARME : L’ENFANT PAPILLON.

Le monde de Maïa s’écroule quand Dimitri, son mentor, est condamné à la torture par sa faute. Déterminée à le soustraire à sa destinée, elle cherche par tous les moyens à franchir les murs de la Cité. La seule chance de survie pour Dimitri réside à l’extérieur, dans ce monde désertique dont on est sans nouvelles depuis la Grande Epidémie. Traquée par sa hiérarchie, épaulée par un étrange tueur à gages et un jeune homme opprimé pour sa différence, Maïa entame alors une implacable course contre la montre. En ligne de mire : l’Enfant Papillon, un être légendaire qui détiendrait le moyen de sortir.

Elle a un mois. Un mois pour sauver leurs vies et conquérir leur liberté.

Mon Avis

Avant qu’une éditrice de chez Hachette ne me présente ce livre au salon de Montreuil, je n’en avais jamais entendu parler ! Le résumé m’a séduit, alors je me suis dit que c’était le moment de prendre un livre comme ça, sans qu’il ne soit sur ma Wish List (ce que je n’avais pas fait depuis très très longtemps…).

J’ai donc fais la connaissance de Maïa, qui à 17 ans s’estime responsable de la condamnation de son mentor, Dimitri. Tous deux vivent au sein de la Cité, une ville encerclée par une épaisse clôture électrique dont nul ne peut sortir depuis le virus accusé d’avoir décimé l’humanité Maïa a un mois devant elle pour sauver Dimitri d’un sort pire que la mort, et elle sait que sa seule chance est de fuir la Cité, et pour cela de trouver l’Enfant Papillon. Maïa met tout en œuvre pour parvenir à ses fins, quitte à mettre sa vie et celles de ses amis en danger.

Et c’est un côté que je n’ai pas aimé chez ce personnage, tout du moins au début du roman, elle est trop déterminée, trop têtue, et ne laisse rien apparaître d’autre… Elle ne présente aucune profondeur, et je n’ai pas put m’attacher à elle de tout le livre. Malgré cela elle évolue énormément au fil des pages, au contact de nouveaux personnages qui lui ouvrent les yeux sur sa société et ses convictions, et elle finit par se questionner, par grandir, et l’auteur a parfaitement suivi ce cheminement ! Gabrielle Massat a d’ailleurs une plume magnifique, c’est quelque chose que j’ai beaucoup apprécié, son écriture est juste, sans fioritures et elle parvient à faire retranscrire les moindres émotions des personnages, qui en dehors de Maïa m’ont beaucoup intéressés. Je les ai trouvé très travaillés, et chacun a le droit à un petit passage suivant sa vision afin d’être mieux compris, encore un point positif ! Je trouve toujours plus riche d’avoir des points de vus différents et de comprendre les émotions de touts les personnages, quels que soit leurs fonctions.

Ce que j’ai moins aimé en revanche, c’est la longueur de la première partie du roman. L’auteur pose son univers inédit et complexe, mais c’est long, et pour moi qui n’ais pas apprécié Maïa, c’était encore plus long. Je pense néanmoins que c’était un mal nécessaire, étant donné la quantité d’informations à digérer pour comprendre et apprécier l’histoire ! Ensuite tout s’accélère, on avance dans le récit, on rencontre de nouveaux personnages (dont Nathanaël, mon coup de cœur de ce roman), il y a de l’action, et j’ai dévoré toutes les pages restantes! En plus de ça, la construction des chapitres qui représentent le décompte des jours avant le Châtiment de Dimitri instaure une forme de tension, on voit le temps s’écouler et je valide totalement, c’est très bien pensé, on réalise mieux l’urgence de la situation !

Pour ce qui est de la fin, elle arrive sans grande surprise. On la devine, on l’attend, et le roman s’achève avec une fin ouverte qui personnellement ne me dérange pas, mais pour le coup si tu n’aimes pas ça, ce roman n’est pas pour toi… J’aurai aimé un peu de surprise, mais sur certains aspects l’auteur n’est pas tombé dans la facilité.Je déplore malgré tout que ce roman ne soit pas plus connu, j’ai passé un bon moment et pourtant je n’en avais jamais entendu parler !

Malgré le fait que j’en ai douté au début, ce roman est une très belle histoire, une bonne dystopie à la française.

Ma Note

15/20

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